INFOS NOVEMBRE 2005
Dossier en cours du CdG et réponses aux courriers reçus
La taxe sur le ramassage des déchets explose d'une façon exponentielle !
C'est précisément une des questions que nous abordons en ce moment entre associations au cours des réunions mensuelles organisées le premier jeudi de chaque mois au sein du CdG, Maison de la Nature et de l'Environnement, 3 rue de Tauzia à Bordeaux.
Nous y convions tous ceux qui s'intéressent aux différents sujets touchant le traitement des déchets de toute nature.
Une méthode consiste aussi en la participation aux réunions publiques où nous pouvons intervenir en nombre et interpeller ainsi nos élus.
Nos associations demandent depuis longtemps, l'abandon de la TEOM et le passage à la REOM.
Toutes les expériences (Belgique, Allemagne, Canada, France avec les CdC de Manspach et Ribeauvillé, etc.) où le service est organisé afin que les habitants payent la collecte et le traitement de leurs déchets résiduels en partie en fonction de la quantité ou du poids, montrent une très nette évolution vers la réduction des déchets résiduels, la valorisation des produits, et parfois vers la réduction à la source. Accompagnés par une campagne d’information quasi permanente, les habitants sont ainsi motivés pour faire par exemple un compost chez eux avec leurs restes fermentescibles, réduisant déjà ainsi 30% de leur poubelle, évitant du transport, de la collecte, de l’enfouissement ou de l’incinération. La redevance revient alors moins chère pour l'usager que la taxe, l'usager comprend mieux le service, la collectivité territoriale est mieux comprise.
La REOM motivante ou système équivalent est donc à l’évidence une des clés du développement durable, des mesures sociales annexes venant accompagner les familles nombreuses. Le livre blanc du conseil départemental déchets (Gironde) reprend en partie ces conclusions depuis juin 2005 (site internet du CG, voir à déchets, axes du livre blanc). Nul besoin de bureau d’étude pour mettre en application des mesures aussi simples. Par contre il y aurait besoin de moyens pour une campagne de communication inscrite sur la durée.
En tout état de cause, notre Collectif a décidé de consacrer tout son temps et toute son énergie à ce dossier chaud.
C'est la raison pour laquelle une équipe s'est constituée afin de recenser le montant des taxes de ramassage d'ordures ménagères dans toute la Gironde et d'en établir un comparatif.
Si vous le pouvez, scannez votre feuille d'imposition relatives aux taxes foncières et envoyez la nous par email à :
collectif.dechets.girondin@wanadoo.fr
Des actions publiques seront ensuite menées et des demandes d'entretiens auprès de nos politiques très certainement organisées.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés.
En attendant, nous mettons à votre disposition des documents qui vous permettrons peut-être de vous éclairer un peu plus.
Un rapport du MEED à ce sujet (ministère de l'écologie et du développement durable) au cas où vous ne le connaîtriez pas (87 pages), adresse :
http://www1.environnement.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_final_publie.pdf
Dans ce rapport, l'introduction de l'ADEME semble intéressante et motivante pour le passage à la REOM.
Nous avons relevé également les chapitres suivants :
Page 27
"REOM incitative contre REOM classique : La REOM incitative induit un transfert des ordures ménagères vers la collecte sélective ou les déchetteries :
La mise en place de la redevance classique (au nombre d’habitants par foyer) n’a aucun impact environnemental : aucune évolution notable des tonnages n’a été observée auprès des Collectivités enquêtées. En revanche, dans le cadre de redevances incitatives, l’effet ciseau entre les tonnages d’ordures ménagères et les tonnages de la collecte sélective ou des déchèteries est évident.
Pour les REOM incitatives :
- les tonnages d’ordures ménagères résiduelles baissent de 2% à 64% par an selon les Collectivités,
- les tonnages de collecte sélective augmentent de 5% à 31% par an
- les tonnages collectés en déchèteries progressent de 1% à 69% par an.
Page 39
d) Des coûts de gestion moins importants (dans le cas de la REOM):
En ce qui concerne la ville de Besançon, on passe de 6 euros par habitant à 0,38 euros. C'est considérable!
Extraits d'un excellent article tiré de la Gazette des communes du 19 septembre 2005
Déchets Redevance : maîtriser l’impact budgétaire (fichier pdf)
À ne pas manquer les prochaines réunions publiques excentrées organisées par le CG Gironde sur le développement durable (à propos de l'Agenda 21 ème siècle du CG33, en débat) sont :
9 novembre 19h-21h : Pays du Libournais - St Germain de la Rivière : local de la CDC du canton de Fronsac Maison du Fronsadais
Débats sur la " Solidarité entre les générations " et les " Biens communs ".
14 novembre 19h-21h : Pays du Cœur Entre Deux Mers - Targon : salle polyvalente 15 rue des Ecoles - Débats sur : Les " Bonnes pratiques " et les " Biens communs ".
15 novembre 19h-21h : CUB Rive droite - Lormont : Espace culturel Bois Fleury 8 Place du 8 Mai 1945 - Débats sur : La " Solidarité entre les générations " et les " Bonnes pratiques ".
Pour en savoir plus sur ces réunions publiques :
http://www.cg33.fr/actualite_detail.asp?num=1704
Soutien avec nos amis du marais Poitevin qui nous ont récemment écrit en découvrant notre site internet : Vous qui connaissez et aimez le MARAIS POITEVIN, nous vous informons que les élus de la Communauté d'Agglomération de NIORT (CAN), en Deux-Sèvres, ont voté la décision d'installer un INCINERATEUR à ordures ménagères (O.M.) à COULON, une petite commune du Marais. Et cela alors même que les déchets ultimes de la CAN sont en nette régression... lire la suite du document en cliquant sur :
le fichier pdf joint
ou en vous connectant pour signer la pétition à
http://altincineration79.free.fr
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REACH voté (extrait de l'information communiquée par Florence Couraud, Directrice du CNIID)
Le Parlement européen vient d'approuver jeudi en première lecture le projet controversé "Reach" de nouvelle régulation sur les produits chimiques, par une majorité de 407 voix contre 155.
Le Parlement européen vote l'élimination des substances chimiques dangereuses mais ouvre une brèche géante en matière de sécurité et des informations qui y sont liées.
Le Parlement a adopté à une large majorité l'amendement présenté par les conservateurs, les socialistes et les libéraux pour la simplification des tests à fournir par l'industrie sur les substances produites à moins de 100 tonnes, à l'exception des plus dangereuses ou des plus exposées. Cet allégement concerne près des deux-tiers des substances.
Pour résumer, nous avons perdu la bataille sur l'enregistrement, avec le compromis PPE/PSE affaiblissant REACH, adopté à une large majorité, mais pas sur l'autorisation, ce qui constitue une avancée importante même si en l'état, le texte adopté rendra impossible l'identification systématique et le remplacement des substances les plus dangereuses, qui est pourtant l'un des buts principaux de Reach. La pression des milliers de lobbyistes au service de l'industrie chimique a encore une fois fait ses preuves et fait s'interroger sur l'avenir des institutions européennes dans de telles conditions.
Mais, la bataille n'est pas terminée et il faudra se battre pour maintenir ce que nous n'avons pas perdu sur l'autorisation (substitution), lors de la deuxième lecture prévue en 2006.
Nous vous informerons des prochaines échéances et des moyens à votre disposition pour peser dans le débat. Ci-dessous le communiqué de presse des associations suite au vote.
Strasbourg, le 17 novembre 2005 : les organisations de protection de l'environnement, de défense de la santé, des consommateurs et des femmes reconnaissent toute l'importance du vote qui vient d'avoir lieu en faveur de la substitution des substances chimiques dangereuses par des alternatives plus sûres. Ces organisations regrettent cependant le fait que les parlementaires européens n'ont fait aucun progrès quant aux informations nécessaires à l'estimation de sécurité de milliers de substances chimiques.
Le Parlement européen a soutenu l'obligation d'imposer le remplacement des substances chimiques dangereuses par des alternatives plus sûres quand celles-ci sont disponibles. Il s'agit du principe de substitution. Ceci constitue un signal essentiel aux ministres des gouvernements nationaux qui devront à leur tour se prononcer sur REACH. Cette disposition est essentielle pour freiner l'accumulation des substances chimiques dangereuses dans nos organismes et l'environnement.
Pour les organisations, il n'en reste pas moins vrai que le Parlement n'a pas réussi à marquer des points quant à la livraison d'informations relatives à l'innocuité des substances chimiques. Ce qui risque de rendre impossible l'identification systématique et le remplacement des substances les plus dangereuses. Ce qui était un des objectifs principaux de REACH.
Nous manquons actuellement de données essentielles quant à l'impact de 90% des substances sur l'environnement et la santé. Les organisations déplorent dès lors la décision prise par le Parlement d'affaiblir l'exigence de tests sur la sécurité pour l'ensemble des substances chimiques concernées par REACH.
Une législation adoptée sur de telles bases ne réussira pas à assurer la protection en termes de santé et d'environnement que le public est en droit d'attendre. Pour des milliers de substances chimiques, on ne disposera pas de données toxicologiques suffisantes et ceci ne permettra pas l'identification des substances dangereuses comme les perturbateurs hormonaux par exemple.
Le Conseil des Ministres a l'occasion de renforcer la législation - lors de la rencontre des Ministres de la compétitivité à Bruxelles - en s'assurant que REACH servira à identifier et remplacer les substances chimiques dangereuses qui la concerne. Il s'agit d'une occasion unique de protéger les êtres humains, leurs enfants ainsi que l'environnement et ceci ne devrait pas être sacrifié pour protéger les intérêts économiques à court terme des géants de la chimie.
SORTIES DU CdG :
Samedi 17 décembre à 14h à LESPERON (Landes),
visite d'une STATION DEPURATION EQUIVALENT 1200 HABITANTS SYSTEME LITS RHISOPHYTES, plantes à rhyzome, tige horizontale, telles que les phragmites (roseaux).
Peu de boues produites. Recyclage agronomique. Système éprouvé et naturel. RV Samedi 17 décembre à 14h devant la mairie de Lesperon, autoroute A63 puis nationale 10 quatre voies depuis Bordeaux vers Bayonne sur 80 km, sortie Lesperon (n°13), centre bourg et mairie à 3 km.
M. Bernard, maire de Lesperon, nous accueillera et nous fera visiter.
Cette visite est organisée à l'intiative de l'association Avecicm-Environnement Val de l'Eyre et du Collectif déchets Girondin. Elle est ouverte à toute personne, association, élu(e) ou représentant de collectivité intéressé(e).
Vous pouvez nous communiquer votre intention de venir à
collectif.dechets.girondin@wanadoo.fr
Samedi 17 décembre à 16h30 ARJUZANX (Landes, près de Morcenx, à 20 km de Lesperon en revenant en partie vers Bordeaux)
BREVE VISITE du PASSAGE DES GRUES CENDREES
Nous serons accueillis par Mme Lartigau, guide, qui nous présentera brièvement le site et son intérêt : réserve nationale de chasse et de faune sauvage d'Arjuzanx, site inscrit au réseau Natura 2000, respectant la directive de zone de protection spéciale. Ensuite elle nous indiquera des lieux d'observations des retours des grues des zones de granages. Apporter des jumelles. En ce moment il y a 15.000 grues qui séjournent. Lieu: route dépt 38, traverser Morcenx direction Mont de marsan, chemin à gauche après le pont sur voie ferrée situé avant la commune d'Arjuzanx, deuxième maison, à colombages, arial chênes, flêchage.
18h retour vers la Gironde et Bordeaux.
Vous pouvez nous communiquer votre intention de venir à
collectif.dechets.girondin@wanadoo.fr
Chacun participe aux frais du voyage.
Co-voiturage possible et souhaité. Visite gratuite à Lesperon, payante à Arjuzanx par contribution modique.
Il n'est pas indispensable de participer à la visite d'Arjuzanx, elle est simplement un plus pour profiter de ce déplacement. |
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